Vous riez des malheurs dont votre trône vous éloigne,
Aveugles et sourds aux détresses qui assiègent l’en bas,
Car ici s’envole l’espoir, les pleurs en témoignent,
Balayé d’inflation, de crise fictive et de honteux quotas.
La pauvreté, Messieurs, vous ne savez guère ce que vous dédaignez,
J’ai vu les plus honnêtes gens qui, près d’en être accablés,
Ont connu la déchéance en leurs cœurs et âmes tourmentés,
Jusqu’à échouer dans la rue, exclus de votre belle société.
Mais prenez garde à la bête blessée : elle se rebiffe toujours !
De vos si hautes sphères, vous ne voyez nos souffrances,
Pourtant, il vous faudra les voir quand elles inonderont le jour
Portant à votre vue le mal que font vos si noires consciences.
De votre perpétuelle soif de pouvoir, vile et funeste ambition,
Découlent les afflictions qui accablent, en hideux quotidien,
Un commun des mortels pliant genou sous vos aberrations,
Vidé de son essence de vie : le simple confort d’un avenir sain.
Sylvain
"La non-violence est la plus grande force dont dispose l'espèce humaine"
GANDHI
GANDHI
samedi 12 mars 2011
mercredi 9 mars 2011
La haine hisse la peine
France, délatrice d’en face,
Sans classe, laisse ici des traces
Et, pour se hausser dans la masse
Enonce son racisme en menaces.
L’histoire jamais ne s’efface
Puis revient sur la grande place.
GRACE !
Ne soyons plus de glace,
Tous ces propos m’agacent !
France ne sois pas si garce
Et pousse à la sagacité
Tous ceux de Vénus et de Mars
Scotchés à ta « saga-cités ».
Leur conscience refoulée boite,
Goinfrée de ces malaises en boite.
Ne faisons pas table rase des leçons du passé !
La misère est en face, plus qu’on ne peut le penser,
Au creux des esprits étriqués, lessivant notre nasse,
Qui, en amont, scellent le grand écart entre les classes.
Tes « puissants », au sourire carnassier,
Pugnaces, suicident la populace.
Toutes ces langues de bois sont à scier
Mais leurs sifflets polissent ta surface.
France, fronce le front,
Ne fonce pas au Front !
Affronte ces chimères
Sans mettre l’autre à terre !
Ne touche pas ce fond
Où rien ne tourne rond !
Même étourdie par l’implosion des illusions,
Cesse d’attiser la flamme par l’exclusion !
Ne sois pas une amère loque,
Endigue cette marée noire !
Fuis l’aigre Marine aux breloques,
Elle n’est pas ton exutoire !
Défendons l’étendard des valeurs humanistes,
Luttons ensemble contre ces poussées fascistes !
Il est grand temps de sortir de la somnolence,
Peuple français j’en appelle à la résistance !
Laëtitia
Sans classe, laisse ici des traces
Et, pour se hausser dans la masse
Enonce son racisme en menaces.
L’histoire jamais ne s’efface
Puis revient sur la grande place.
GRACE !
Ne soyons plus de glace,
Tous ces propos m’agacent !
France ne sois pas si garce
Et pousse à la sagacité
Tous ceux de Vénus et de Mars
Scotchés à ta « saga-cités ».
Leur conscience refoulée boite,
Goinfrée de ces malaises en boite.
Ne faisons pas table rase des leçons du passé !
La misère est en face, plus qu’on ne peut le penser,
Au creux des esprits étriqués, lessivant notre nasse,
Qui, en amont, scellent le grand écart entre les classes.
Tes « puissants », au sourire carnassier,
Pugnaces, suicident la populace.
Toutes ces langues de bois sont à scier
Mais leurs sifflets polissent ta surface.
France, fronce le front,
Ne fonce pas au Front !
Affronte ces chimères
Sans mettre l’autre à terre !
Ne touche pas ce fond
Où rien ne tourne rond !
Même étourdie par l’implosion des illusions,
Cesse d’attiser la flamme par l’exclusion !
Ne sois pas une amère loque,
Endigue cette marée noire !
Fuis l’aigre Marine aux breloques,
Elle n’est pas ton exutoire !
Défendons l’étendard des valeurs humanistes,
Luttons ensemble contre ces poussées fascistes !
Il est grand temps de sortir de la somnolence,
Peuple français j’en appelle à la résistance !
Laëtitia
mardi 8 mars 2011
Les mots papillons
Les mots sont comme des papillons. Ils s’envolent au gré de leurs envies, se posent sur les hommes pour y butiner et enrichir leurs pensées au pollen de leur imagination. Ils n’ont parfois qu’une seule aile quand ils ne trouvent rien pour s’habiller correctement.
D’autres fois, ils en ont de multiples, décorées de couleurs vives et prétentieuses, qui laissent éclater leur vacuité au-dessus du terreau fertile de l’imbécile.
Céline
D’autres fois, ils en ont de multiples, décorées de couleurs vives et prétentieuses, qui laissent éclater leur vacuité au-dessus du terreau fertile de l’imbécile.
Les mots se laissent apprivoiser quand on ne les effraie pas, quand on les caresse du bout des doigts sans chercher à les retenir. Ils s’approchent doucement de l’esprit qui les perçoit et y déposent leur poussière d’étoile. Ils semblent tracer du bout de leurs pattes graciles un filet délicat, une trame subtile qui construit peu à peu un texte étrange mêlant les mots les uns aux autres en une tresse sans fin.
Les mots voltigeurs détestent se laisser emprisonner dans les rets acérés de l’homme politique qui sans vergogne les dénature et les ploie à son emprise assassine. Ils se tordent et se déchirent pour tenter de lui échapper, mais leurs ailes encordées et meurtries sont les innocentes victimes du pilori infernal de ceux qui croient tout savoir et pouvoir tout diriger.
Les mots ne meurent jamais, pourtant. Ils savent rester sagement cloîtrés quand les conditions de vie ne leur sont plus favorables, reprenant sans faire de bruit des forces auprès des hommes qui résistent à l’envahisseur. Ils se gonflent de sève révolutionnaire en enfonçant leurs racines profondément dans l’âme des derniers êtres humains. Ils fusionnent avec eux, fourbissant leurs armes pour l’ultime combat. Et enfin, quand l’heure a sonné, ils explosent en furie et balaient tout sur leur passage : les dictateurs, les collaborateurs, les usagers de la langue de bois, les populistes, les exciseurs, les pédophiles, les incestueux, les violeurs, les profiteurs, les assassins, les terroristes, et tous ceux qui ont fait leurs profits de l’absence des mots et de l’ignorance...
Les mots prennent ensuite un repos bien mérité en offrant à leurs amoureux les magnifiques tissus dont ils ont seuls le secret...
Céline
lundi 21 février 2011
Dernière goutte
L’or de nos vies, larmes du ciel,
Chagrins enfouis jusqu’où la roche n’est que bitume.
Profondes blessures exhumées, comme la turgescence d’un flacon salvateur.
Pillées les fluidités matricielles,
Débusquées jusque dans les secrètes places de bal…
Les eaux de nos ancêtres
Les eaux que les Dieux bénirent…
Qu’avons-nous gaspillé
Tels des écervelés, assoiffés
Qu’avons-nous pillé
Tels des maîtres, luxuriance avide,
Inconscience en conscience…
Fleurir notre minime passage au mépris des matières primales,
Aux prémices d’une chute sans retour.
Entrailles de la Terre
Au creux desquelles ne pleurent
Plus que cailloux secs
Et squelettiques racines.
Un filet brille, intermittent
D’un spectacle de Nature utopique,
Que déjà, pourtant
Chaine plastique
Manteau de colle
Etiquetage d’un autre âge, d’un futur aquaphage.
L’eau de la Terre
Devient fossile
Joyau déchu
D’un royaume incongru.
Vêtons nos haillons
De manants sans respect.
La dernière goutte,
Larme vestige d’une chute d’eau
Sera rapide,
Précipice vers un aride trépas….
Anabelle
écrivain public
écrivain public
vendredi 18 février 2011
Dormez tranquilles
Bon, tout d’abord
Accordez-nous votre confiance
Ça vaut de l’or
On organise les réjouissances
On améliore
Vos conditions d’existence
Veillons d’abord
A bien endormir vos consciences.
Si votre sort
Se sent victime de négligence
Nous serons forts
Nous comptons sur votre indulgence
Et plus encore:
Nous assumerons les conséquences
Nous aurions tort
D’alimenter votre méfiance.
Soyez paisibles
Laissez-vous aller à nos rêves
Dormez tranquilles
Laissez-nous enterrer vos glaives
C’est invisible
Mais le bonheur enfin se lève
Voici le deal:
Votez pour nous, et vous aurez la sève
Accordez-nous votre confiance
Nous assumerons les conséquences
On organise les réjouissances
Nous comptons sur votre indulgence
Soyez paisibles
Laissez-vous prendre à nos rêves
Dormez tranquilles
Je vous assure, dormez tranquilles
Et vous aurez la sève.
(in "Ici l'ombre!)
Tof'
Accordez-nous votre confiance
Ça vaut de l’or
On organise les réjouissances
On améliore
Vos conditions d’existence
Veillons d’abord
A bien endormir vos consciences.
Si votre sort
Se sent victime de négligence
Nous serons forts
Nous comptons sur votre indulgence
Et plus encore:
Nous assumerons les conséquences
Nous aurions tort
D’alimenter votre méfiance.
Soyez paisibles
Laissez-vous aller à nos rêves
Dormez tranquilles
Laissez-nous enterrer vos glaives
C’est invisible
Mais le bonheur enfin se lève
Voici le deal:
Votez pour nous, et vous aurez la sève
Accordez-nous votre confiance
Nous assumerons les conséquences
On organise les réjouissances
Nous comptons sur votre indulgence
Soyez paisibles
Laissez-vous prendre à nos rêves
Dormez tranquilles
Je vous assure, dormez tranquilles
Et vous aurez la sève.
(in "Ici l'ombre!)
Tof'
jeudi 17 février 2011
Vision
De ma fenêtre, je vois des tours
Des jeunes rôdent comme des vautours
Sur des bancs, clopes à la main
Rêvant de meilleurs lendemains.
Un pas en avant, trois en arrière
Bloqués entre des murs de pierre
Ils ne sont que l'reflet d'leur ombre
Qui divague dans la pénombre.
Leur vie n'est pas très colorée
La mienne est plutôt dorée
Triste réalité !
De ma fenêtre, je vois des tours
Pourquoi le monde fait le sourd
On préfère s'voiler la face
S'cacher derrière une carapace.
Un pas en avant, trois en arrière
J'en ai marre, marre de me taire.
L'aube va-t-elle encore se lever ?
Reste-t-il encore quelque chose à sauver ?
La vie est décolorée
Des rêves sont brisés
Triste réalité !
De ma fenêtre, je vois des tours
De la grisaille, des murs autour
Un soleil qui s'est fait la malle
La délinquance qui s'installe.
Un pas en avant, trois en arrière
Tout va si vite, tout s'accélère
Le ciel s'éteint sur ces tours
Tu n'as plus qu'à faire demi-tour,
Tu n'as plus qu'à faire demi-tour …
Sandrine -Auteure- Parolière
Des jeunes rôdent comme des vautours
Sur des bancs, clopes à la main
Rêvant de meilleurs lendemains.
Un pas en avant, trois en arrière
Bloqués entre des murs de pierre
Ils ne sont que l'reflet d'leur ombre
Qui divague dans la pénombre.
Leur vie n'est pas très colorée
La mienne est plutôt dorée
Triste réalité !
De ma fenêtre, je vois des tours
Pourquoi le monde fait le sourd
On préfère s'voiler la face
S'cacher derrière une carapace.
Un pas en avant, trois en arrière
J'en ai marre, marre de me taire.
L'aube va-t-elle encore se lever ?
Reste-t-il encore quelque chose à sauver ?
La vie est décolorée
Des rêves sont brisés
Triste réalité !
De ma fenêtre, je vois des tours
De la grisaille, des murs autour
Un soleil qui s'est fait la malle
La délinquance qui s'installe.
Un pas en avant, trois en arrière
Tout va si vite, tout s'accélère
Le ciel s'éteint sur ces tours
Tu n'as plus qu'à faire demi-tour,
Tu n'as plus qu'à faire demi-tour …
Sandrine -Auteure- Parolière
lundi 14 février 2011
Indignons-nous !
A trop te cogner dans ton chambranle factice,
Tu déguises tes trois devises, te divise,
Enterre histoire, altruisme et, fleure le lys
A tant te laver les mains de creuser la crise.
Quand l’oripeau lisse, avide, vil t’écartèle,
Ton trio emblématique alors s’éparpille.
Plus le pouvoir sépare, pille ton cheptel,
Plus « l’élite » en cartel ton âme dégoupille.
Cent poignards dans le dos, tes enfants sont figés
Dans leurs maisons en carton partant à vau-l’eau.
Ainsi s’en va l’heure des valeurs érigées…
Comment peux-tu laisser dériver ton berceau ?
Ton drapeau, lessivé par les condescendances,
Enveloppe en linceul tes idéaux bafoués.
Pourquoi t’égares-tu au cœur de l’impudence ?
A trop serrer le vice on va te désavouer.
REFRAIN
Sans armes citoyens, crions l’indignation
Unis sur le pavé, marchons, sonnons l’alarme,
Formons le bataillon de la contestation !
C’est notre doux pays qui se noie dans les larmes.
Tu déguises tes trois devises, te divise,
Enterre histoire, altruisme et, fleure le lys
A tant te laver les mains de creuser la crise.
Quand l’oripeau lisse, avide, vil t’écartèle,
Ton trio emblématique alors s’éparpille.
Plus le pouvoir sépare, pille ton cheptel,
Plus « l’élite » en cartel ton âme dégoupille.
Cent poignards dans le dos, tes enfants sont figés
Dans leurs maisons en carton partant à vau-l’eau.
Ainsi s’en va l’heure des valeurs érigées…
Comment peux-tu laisser dériver ton berceau ?
Ton drapeau, lessivé par les condescendances,
Enveloppe en linceul tes idéaux bafoués.
Pourquoi t’égares-tu au cœur de l’impudence ?
A trop serrer le vice on va te désavouer.
REFRAIN
Sans armes citoyens, crions l’indignation
Unis sur le pavé, marchons, sonnons l’alarme,
Formons le bataillon de la contestation !
C’est notre doux pays qui se noie dans les larmes.
Laëtitia
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