Vous riez des malheurs dont votre trône vous éloigne,
Aveugles et sourds aux détresses qui assiègent l’en bas,
Car ici s’envole l’espoir, les pleurs en témoignent,
Balayé d’inflation, de crise fictive et de honteux quotas.
La pauvreté, Messieurs, vous ne savez guère ce que vous dédaignez,
J’ai vu les plus honnêtes gens qui, près d’en être accablés,
Ont connu la déchéance en leurs cœurs et âmes tourmentés,
Jusqu’à échouer dans la rue, exclus de votre belle société.
Mais prenez garde à la bête blessée : elle se rebiffe toujours !
De vos si hautes sphères, vous ne voyez nos souffrances,
Pourtant, il vous faudra les voir quand elles inonderont le jour
Portant à votre vue le mal que font vos si noires consciences.
De votre perpétuelle soif de pouvoir, vile et funeste ambition,
Découlent les afflictions qui accablent, en hideux quotidien,
Un commun des mortels pliant genou sous vos aberrations,
Vidé de son essence de vie : le simple confort d’un avenir sain.
Sylvain
Magnifique texte qui nous touche jusqu'à nos tripes ! Merci d'avoir partagé cette vérité et d'ainsi contribuer à construire un monde avec plus d'empathie !
RépondreSupprimerUn texte qui remue tripes et neurones. Je partage, je suis totalement en osmose avec la rage qui s'en dégage.
RépondreSupprimerJe ne te répondrai qu'un mot cher grand frère de plume et ce mot est le titre que tu as donné au texte déjà publié ici : RESISTE !
RépondreSupprimerJe t'embrasse fort fort
Prends soin de toi
Sourire
Laëtitia