L’or de nos vies, larmes du ciel,
Chagrins enfouis jusqu’où la roche n’est que bitume.
Profondes blessures exhumées, comme la turgescence d’un flacon salvateur.
Pillées les fluidités matricielles,
Débusquées jusque dans les secrètes places de bal…
Les eaux de nos ancêtres
Les eaux que les Dieux bénirent…
Qu’avons-nous gaspillé
Tels des écervelés, assoiffés
Qu’avons-nous pillé
Tels des maîtres, luxuriance avide,
Inconscience en conscience…
Fleurir notre minime passage au mépris des matières primales,
Aux prémices d’une chute sans retour.
Entrailles de la Terre
Au creux desquelles ne pleurent
Plus que cailloux secs
Et squelettiques racines.
Un filet brille, intermittent
D’un spectacle de Nature utopique,
Que déjà, pourtant
Chaine plastique
Manteau de colle
Etiquetage d’un autre âge, d’un futur aquaphage.
L’eau de la Terre
Devient fossile
Joyau déchu
D’un royaume incongru.
Vêtons nos haillons
De manants sans respect.
La dernière goutte,
Larme vestige d’une chute d’eau
Sera rapide,
Précipice vers un aride trépas….
Anabelle
écrivain public
écrivain public
Vraiment un très beau texte ... Bises Anabelle ! ;)
RépondreSupprimerMagnifique Anabelle !!
RépondreSupprimerMerci du fond du coeur !
Sourire